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Alors qu'ils déménagent vers une nouvelle maison, les parents de Chihiro s'égarent et toute la famille tombe sur un étrange parc à thème en ruines.

Pendant que ses parents se goinfrent avec de la nourriture trouvée dans un stand, la petite fait le tour des bâtiments et rencontre un jeune homme qui lui dit de s'enfuir. Mais les adultes ont été transformés en cochons et la jeune fille commence à disparaître.

Haku vient à son secours et Chihiro est engagée pour travailler dans la Maison des Bains dirigée par une sorcière, Yubaba.


C'est sans doute un des films de Miyazaki les plus accessibles pour toute la famille mais aussi l'un de ceux que je connaissais le moins.
Du coup, j'ai été très contente de pouvoir le redécouvrir.

Je n'ai pas beaucoup accroché à Chihiro au départ. J'ai eu du mal à m'inquiéter pour elle ou à avoir de la compassion, sans doute parce qu'elle est beaucoup trop jeune par rapport à moi, mais aussi parce qu'elle est très agaçante. C'est certainement pour cela que j'ai eu du mal à m'identifier à elle.
Elle a tout de même une très jolie progression au fur et à mesure de l'histoire et j'ai peu à peu réussi à l'apprécier.

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Je lui ai largement préféré Haku, que j'ai beaucoup aimé dès le début. Pourtant, c'est un personnage bien ambigu, qui se peut se montrer cruel.
Il est graphiquement très réussi, avec notamment des yeux très particuliers.

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Au delà des personnages, c'est vraiment le voyage de Chihiro en lui même qui est important. Passant d'une petite fille un brin pénible à quelqu'un d'assuré et voulant se battre, cette thématique du passage à l'âge adulte est très marquée.

Comme à son habitude, Miyazaki fait également passer un fort message écologique. La Maison des Bains, pourtant située dans un univers magique, est un reflet de la société de consommation humaine.
Et c'est encore plus visible avec la scène de la purification du dieu de la rivière, transformé en esprit puant par la pollution, et avec le personnage du Sans-Visage, qui ne cherche qu'à se nourrir et qui finit par en devenir fou.

Les scènes aériennes sont bien présentes à travers le dragon blanc, incarnation d'Haku.

Et puis la musique est encore une fois splendide, notamment dans le passage où Chihiro prend le train pour se rendre dans les marais.
Cette seule scène pourrait suffire à classer ce film dans la catégorie des chefs d'oeuvre tellement elle réussit à être à la fois banale et magique.

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Si Le voyage de Chihiro n'est pas mon film préféré de Miyazaki, ce qui est sans doute du à des personnages dans lesquels j'ai eu du mal à me reconnaître, j'ai beaucoup aimé toute l'ambiance qu'il dégage et son atmosphère étrange, entre le plein et le vide.

 

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