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Hercule Poirot est appelé en urgence par M. Renauld, qui craint pour sa vie.
Accompagné de son fidèle Hastings, il file donc en France, à Merlinville, mais arrive malheureusement trop tard. Son client est déjà mort, poignardé sur le terrain de golf attenant à sa propriété, tandis que sa femme est retrouvée ligotée dans sa chambre.

Il propose donc ses services à la police française pour les aider dans leur enquête et se heurte à l’inspecteur Giraud, plus jeune et avec des idées d’investigation bien plus modernes.

L’affaire se complique lorsqu’un deuxième cadavre est retrouvé dans un cabanon du jardin et que le poignard disparaît.
Le nombre de suspects ne cesse de grandir. Femme, fils, secrétaire, chauffeur, maîtresse(s), voisine, fille de la voisine, obscurs bandits sud américains, vagabond, le vrai coupable se cache certainement là dedans.

Mais lorsque Poirot fait le lien avec l’affaire Beroldy, vieille de plusieurs années, l’enquête s’obscurcit encore.

- Vous allez à Paris? Mais pourquoi ?
- Pour chercher l'assassin de M. Renauld, répondit-il très sérieusement.
- Vous croyez donc qu'il est à Paris ?
- Je suis certain qu'il n'y est pas. Néanmoins, c'est là que je dois le chercher.

 

C’est un de mes Agatha Christie préférés car, pour une fois, Hastings n’y apparaît pas comme un sombre idiot. Il arrive à faire de lui même le lien entre l’affaire présente et l’ancienne affaire Beroldy, même s’il se trompe lamentablement sur les conséquences. Bien entendu, malgré son éclair de génie, il va passer le reste du livre à se faire balader par un Poirot au sommet de sa forme. Mais comme il est plus occupé par son idylle avec Cendrillon que par découvrir le véritable meurtrier, on lui pardonne facilement.

Il profite même de l’aventure pour rencontrer sa femme, bien loin de l’amour auquel il rêvait dans La Mystérieuse affaire de Styles.

La lueur moqueuse s'était éteinte de son regard, et il parla avec une sincérité et une bonté qui me surprirent.
" C'est ça, n'est ce pas, mon ami? C'est que l'amour vous est venu non pas comme vous vous l'étiez imaginé, fanfaron et paré de beaux atours, mais tristement, les pieds meurtris [...].

La fin est tout de même un petit peu longuette et le retournement de situation au tribunal m’a paru très prévisible.
C’est en revanche un des romans les plus drôles d’Agatha Christie, avec un Giraud absolument détestable.

C'est le premier roman d'Agatha Christie dont je fais un billet dans le cadre du Challenge organisé par George.

 

Le Crime du Golf
Agatha Christie
Le Livre de poche policier

 

 

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